Sciences sociales

Pratiques des parents face aux soins des nourrissons

Samuel O., Brugeilles C., Demoli Y., Hamelin C., Prigent R., Journée scientifique Elfe, FIAP Jean Monnet, Paris, 13 mars 2017.

La répartition des tâches entre les mères et les pères a été analysée aux 2 mois de l’enfant en étudiant les pratiques concrètes des soins du corps (changer la couche, moucher le nez, donner le bain…) à la lumière des « goûts » pour ces soins et leur prise en charge (ou non), tels qu’exprimés par les parents. Il apparaît que ni la division du travail de soin entre les deux parents ni les rapports subjectifs déclarés pour ces soins ne semblent dépendre du sexe du nourrisson. En revanche, les niveaux de participation ainsi que les rapports aux soins sont très différents entre les pères et les mères. Les résultats rejoignent les conclusions de nombreux travaux sur l’inégal partage du travail domestique et parental : les mères sont les principales productrices des soins au nourrisson. Toutefois, selon les tâches, le partage est plus ou moins inégal. Il est particulièrement inégal pour des soins comme le change des couches ou les bains ; il l’est, mais un peu moins, pour les mises au coucher ou pour les biberons (pour les nourrissons non allaités exclusivement). [En savoir plus]

Grandir dans une famille d’origine immigrée en France

Eremenko T., Journée scientifique Elfe, FIAP Jean Monnet, Paris, 13 mars 2017.

Aujourd’hui un nouveau-né sur quatre en France a un parent immigré, les proportions d’enfants issus de deux parents immigrés et de couples « mixtes » étant proches. Les origines de ces enfants reflètent en partie celles des migrants vers la France depuis trois décennies : 69 % ont des parents nés en Afrique, dont une majorité au Maghreb (40 %). Les modèles familiaux des sociétés de départ, ainsi que le vécu des parents durant leur enfance (comme le fait d’avoir été élevé par les deux parents, la seule mère ou d’autres membres de famille) participent à façonner leurs propres comportements familiaux. L’expérience de la migration (intervenue à l’enfance ou à l’âge adulte, son ancienneté) et de l’intégration dans le pays d’accueil (en termes d’activité, de lieu de résidence) ont aussi un impact sur les expériences de ces familles, telles que l’aide reçue de la famille élargie ou le niveau de vie du foyer. [Voir la présentation]

Naissances de petit poids et caractéristiques socioéconomiques

Panico L., Tô M., Thévenon O., « La fréquence des naissances de petit poids : quelle influence a le niveau d’instruction des mères ? », Population et Sociétés n° 523, juin 2015.

Les chercheurs ont observé que certains facteurs socioéconomiques, notamment le niveau d’études de la mère, ont une influence sur les petits poids de naissance. Moins une femme est diplômée, plus elle présente de risque de donner naissance à un enfant de petit poids (moins de 2,5 kg). Le risque est 50 % plus élevé pour les femmes sans aucun diplôme par rapport aux titulaires du bac. Les différences selon le niveau de diplôme se réduisent un peu lorsqu’on prend en compte le revenu du ménage, ainsi que des facteurs comme le rang de naissance de l’enfant, l’âge de la mère et la taille des parents, mais elles ne disparaissent pas.
La consommation de tabac et d’alcool pendant la grossesse semble également jouer un rôle, expliquant en partie la fréquence plus élevée des petits poids de naissance chez les enfants des femmes les moins diplômées. Par ailleurs, les variations socioéconomiques du risque de petit poids de naissance sont comparables en France et au Royaume-Uni. [Lien vers l’article]

Devenir parents d’une fille ou d’un garçon

Brachet S., Brugeilles C., Paillet A., Pélage A., Rollet C., Samuel O., « Devenir parents d’une fille ou d’un garçon », XVIIIe colloque international de l’Aidelf, Trajectoires et âges de la vie, Université de Bari, 26-30 mai 2014.

Près de 9 futurs parents sur 10 souhaitent connaître le sexe de leur enfant avant sa naissance. Pour leur premier enfant, 60 % des parents n’ont pas de préférence. Lorsqu’ils en ont une, elle est équilibrée chez les mères (20 % souhaitent une fille et 21 % un garçon) alors que les pères privilégient davantage les garçons (25,5 % préfèrent un garçon et 15 % une fille). Pour le deuxième enfant, la proportion de parents qui n’ont pas de préférence diminue très légèrement. Et quand ils en expriment une, elle dépend fortement du sexe de l’aîné, les parents souhaitant souvent des fratries mixtes. Un objectif de ce projet de recherche est de mesurer si cette préférence influence le début de la parentalité.

EN SAVOIR PLUS

Paroles de chercheurs...
Alimentation des femmes enceintes et respect des recommandations, santé respiratoire des nourrissons, exposition des mères et des nouveau-nés aux polluants de l’environnement... Les chercheurs présentent leurs travaux de recherche.
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